Vernissage : dimanche 13.09.26, de 15h à 19h 
Co-commissaires : Hela Djobbi, Salma Kossemtini et Cindy Olohou 


Avec les œuvres de :

Alex Ayed*, Ahmed Ben Nessib, Chams Barkaoui, Safouane Ben Slama* Djabril Boukhenaïssi*, Ève Chabanon*, Nidhal Chamekh, Dhia Dhibi, Wiame Haddad*, Kapwani Kiwanga*, Wafa Lazhari, Dalila Mahdjoub**, Aymen Mbarki, Aïcha Snoussi*, Fanny Souade Sow*, Bochra Taboubi, Djamel Tatah*, Bochra Triki, Ferielle Zouari Doulain. 


L’exposition

Des gestes de nos mondes réunit des œuvres de la collection du Frac Île-de-France et des créations d’artistes basés en Tunisie ou originaires de la rive sud de la Méditerranée. Présentée d’abord aux Réserves à Romainville puis en 2027 au 32bis à Tunis, l’exposition est née d’une collaboration entre les deux institutions.

Au fil du parcours, photographies, vidéos, sculptures, textiles, archives, objets et gestes du quotidien composent un paysage de récits où s’entremêlent histoires familiales, souvenirs, migrations, langues, savoir-faire et héritages. Les artistes s’intéressent moins à l’archive comme trace figée du passé qu’à ce qu’elle continue de produire dans le présent : ce qu’elle transmet, ce qu’elle transforme, ce qu’elle laisse disparaître.

Les œuvres explorent les multiples façons dont une mémoire se construit. Certaines prennent appui sur des documents ou des témoignages ; d’autres réinventent des fragments d’histoire, déplacent les points de vue ou donnent une place à des récits longtemps restés en marge. Toutes interrogent ce qui fait mémoire : un geste répété, une photographie, une matière, une parole transmise, un paysage ou une absence.

La Méditerranée apparaît ici non comme une frontière ou un territoire unique, mais comme un espace traversé de circulations, de déplacements et d’imaginaires multiples. Les histoires s’y croisent, se répondent, parfois se contredisent. Elles dessinent une géographie faite autant de liens que de distances.

Plutôt que de figer le passé, Des gestes de nos mondes invite à regarder l’archive comme une matière vivante, toujours susceptible d’être réinterprétée. Les œuvres ne cherchent pas à imposer un récit unique ; elles ouvrent un espace où différentes voix coexistent, dialoguent et déplacent notre regard.


*Œuvres de la collection du Frac Île-de-France 
** Prêt du Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA